Chacun de nous, enfant, a rêvé de devenir pompier, médecin, institutrice… mais rarement député européen ! Puis, les années passant, en fonction de sa personnalité, de son histoire personnelle, de ses heureuses découvertes et de ses constats parfois amers, nous nous forgeons un regard sur le monde et la société qui nous entourent. Bien souvent, les injustices et les incohérences nous poussent à l’action. Par le biais de sa vie professionnelle, associative, familiale, chacun essaie alors de défendre son idéal de vie.
Mes premiers engagements ont été pris ans le cadre associatif, plus particulièrement le monde de la chasse que je connaissais bien. L’expérience fut riche d’enseignements, le monde de la chasse représentant une mini société, avec ses codes, ses valeurs et son importante législation. Société plutôt masculine, où j’ai pourtant trouvé toute ma place.
Très rapidement, il m’a semblé que je pouvais et devais élargir mon action, forte de mon expérience, et guidée par mon idéal. Cet idéal, qui donne sens à mon engagement politique, c’est celui de la dignité humaine et du progrès de l’homme : un monde généreux, humaniste, où chacun pourrait s’épanouir matériellement et spirituellement.
Liberté, responsabilité et solidarité
S’engager en politique pour défendre des idéaux, ce n’est pas pour autant tomber dans les fausses démagogies qui déresponsabilisent chacun d’entre nous.
Les valeurs qui inspirent et guident mon engagement sont la liberté, la responsabilité, la solidarité.
La liberté est une valeur essentielle qui permet d’imaginer, d’agir, de créer. Elle garantit l’épanouissement des talents, et toute la société en bénéficie dans tous les domaines : sociaux, éducatifs, économiques, aussi bien que culturels. Ceux qui s’impliquent et qui innovent et entreprennent doivent être récompensés. Mais la liberté n’est pas synonyme de repli sur soi : elle ouvre la voie à la générosité et à la responsabilité.
La liberté appelle la solidarité, qui tend à la justice sociale et s’exerce à différents niveaux : entre les générations, vis-à-vis des familles, des générations futures…
Etre libre sous-entend aussi être responsable : responsable de ses actes, conscient de ses droits mais aussi de ses obligations à l’égard de la communauté. Cela prend un sens particulier pour un politique : certains, naïvement, attendent tout du politique, ce qui pousse malheureusement souvent certains élus à diluer l’intérêt général dans la satisfaction égoïste –électoraliste- de puissants intérêts particuliers… ou plus souvent à céder aux demandes de « coups de pouce » et autres petits privilèges, qui sont malheureusement trop fréquentes.
Choix et tolérance
S’engager en politique, c’est écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux. C’est reconnaître que chaque être humain a la même valeur, quelle que soit son rang et sa fortune, les honneurs et distinctions, les apparences et les illusions entretenues. S’engager en politique, c’est en effet organiser la vie en société, défendre des valeurs et travailler à l’amélioration de la condition de tous.
Cela ne peut se faire que dans le respect et la tolérance, c’est-à-dire non pas l’acceptation passive de l’opinion de l’autre, ni le laisser-aller moral qui conduirait à céder à toutes les demandes ! Il s’agit de respecter, et d’essayer de comprendre pour s’en enrichir, les opinions différentes de la sienne. C’est le désir de connaître, avant de juger à l’aune de ses propres certitudes.
Le projet européen
La politique, pourtant tant décriée, garde donc tout son sens pour moi, et particulièrement dans le cadre de mon mandat de député européen. Le projet européen incarne l’honneur de la politique : briser le cercle infernal de la violence, pour le remplacer par la démocratie à l’échelle des peuples. Aujourd’hui, les peuples européens se confrontent, pacifiquement, par le biais de votes au Conseil et au Parlement, et non plus au moyen de guerres meurtrières. C’est une grande responsabilité de participer à la construction, aujourd’hui, de ce destin commun entre les peuples européens, au lieu de se détruire mutuellement.
Le projet européen nous prouve en effet qu’il n’y a pas de fatalité à des haines qui semblent éternelles, pas de fatalité à des siècles de guerre, de conquêtes, de destructions, de représailles… Il nous prouve qu’il est vain de dire, comme on l'entend trop souvent, que nous n'y pouvons rien. Cela inhibe toute action et nous enferme dans la plus lâche des passivités. Je sais l'ampleur de la tâche et ne me berce pas d'illusions : notre contribution à ce progrès n’est jamais négligeable et nous ne devons pas nous décourager à agir.
Penser sur le long terme
A long terme, les choix que nous ferons seront déterminants. Notre niveau de prospérité, nos emplois, notre agriculture, notre santé, notre capacité à promouvoir nos valeurs dans le monde, notre sécurité... en dépendent. Il est par ailleurs indispensable que nous engagions une profonde réflexion sur la nature de l’Union européenne, particulièrement l'intégration de nouveaux états dans l'Union et que nous adoptions une prise de position courageuse et conforme aux attentes des citoyens. Nous devons prendre nos responsabilités vis-à-vis de l’avenir : aujourd’hui, nos modes de vie menacent l’intégrité et la persistance même de notre planète.
Dignité et droits de tous les hommes
S’engager en politique ne consiste pas seulement à chercher l’amélioration du seul bien être de ses électeurs : on ne peut ignorer les exactions perpétrées, que ce soit à deux heures d’avion ou à l’autre bout du monde, on ne peut ignorer que des centaines de millions de personnes meurent encore de faim ou dans des guerres. La défense de la dignité et des droits de l’homme est une cause qui me tient particulièrement à cœur. C’est la raison pour laquelle j’effectue de nombreuses missions à l’étranger dans des pays où ces droits sont bafoués et menacés. Je suis particulièrement attentive à ce que les populations les plus vulnérables soient respectées. En tant que présidente du groupe de travail du Parlement européen sur la santé reproductive, je souhaite que toutes les femmes puissent accéder à l’éducation sexuelle et au planning familial, ainsi qu’à des centres de soins de haute qualité, en ce compris un avortement légal et sûr.
République et laïcité
Je pense que le ciment qui nous rassemble, en tant que nation, doit être défendu, d’autant plus qu’il est chaque jour menacé par la montée des communautarismes, des intégrismes et des racismes. La nation républicaine est en effet riche d’une histoire, d’une culture, de valeurs qui ont forgé notre volonté de vivre ensemble. Particulièrement, la France a su s’enrichir des différences qui existent entre ses citoyens. Elle a su faire des choix politiques qui, sans imposer à personne de reniement, permettent à tous de se reconnaître en elle. Cela est particulièrement le cas de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, qui fonde la laïcité, pas déterminant vers notre société moderne.
J’ai donc fait le choix de m’engager au sein du Parti radical. Par son attachement aux valeurs humanistes et par sa méthode pragmatique, le Parti radical a inspiré les grandes réalisations de la République, en affirmant les principes de liberté, d’égalité et de laïcité. Ces débats sont aujourd’hui au centre des débats politiques.
Le Parti radical est membre associé de l’UMP. L’UMP, mouvement moderne, démocratique, ouvert et respectueux des sensibilités et cultures qu’il rassemble, offre en effet le cadre de défense de nos idées, avec des partenaires qui partagent nos valeurs de liberté et de responsabilité pour l’ensemble de la société.
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