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 Visite de la maison d'arrêt d'Epinal
Véronique MATHIEU entourée du personnel pénitentiaire

J’ai récemment entrepris de visiter les établissements pénitentiaires de Dijon, Strasbourg et Epinal.
Ces trois établissements disposent, au minimum, de trois quartiers : hommes, femmes, et mineurs. En outre, tous trois prévoient un accès à l'emploi, au sein de la maison d'arrêt, pour les détenus qui le souhaitent. J'ai toutefois constaté que la crise financière n'a pas épargné ces PME qui emploient ces personnes dans un objectif louable de réinsertion. La particularité de la maison d’arrêt d'Epinal réside dans son établissement scolaire pour les détenus volontaires.

D’une capacité d’accueil moyenne (de 200 à 450 places), ces trois maisons d’arrêt ne souffrent pas de surpopulation. Face à une tendance généralisée à la hausse du nombre de personnes incarcérées, la France a ouvert 5 établissements supplémentaires en 2009 et prévoit d’en ouvrir 4 autres en 2010. Les règles pénitentiaires européennes, qui ont été adoptées par la France et l’ensemble des membres du Conseil de l’Europe en 2006, engagent les 46 pays signataires à harmoniser leurs politiques pénitentiaires et à adopter des pratiques communes. Lors de mes visites, j’ai pu en effet constater le soin et l’attention portés par le personnel pénitentiaire aux conditions de détention.